Soirée Entre Amis

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 I Put A Spell On You

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Myrddin

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MessageSujet: I Put A Spell On You   Ven 2 Juin - 11:38

    Bonjour tout le monde ! Désolé pour ce long moment d'absence, mais j'ai eu quelques menus soucis. Tout n'est pas encore reglé, mais c'est en bonne voie.

    Je ne savais pas ou poster ca, donc je l'ai mis ici, Inco le deplacera au cas ou.

    Je sais qu'il n'y avait jamais eu ca avant ici, mais bon, j'avais envie de partager ce que je ressens, et comme ce que je ressens s'exprime plus librement par ecrit....

    Il existe des "communautés" qui imagine leur héros, personnage, acteur, de meme sexe ensemble. Ca s'apelle le slash. Certains sont érotiques (voire carrement porno), d'autres sont plus profond (sans mauvais jeux de mots graveleux ^^).

    Ce que j'ai fait avec celui la est un OS (One Shot), ce qui veut dire que c'est une fic (fanfiction) en un seul morceau, sans chapitre. Et plus particulierement c'est une song fic (c'est une fic faite a partir d'une chanson). Je vous laisse decouvrir le couple en question, certain(ne)s d'entre vous qui les connaissent vont etre... ahem.... comment dire.... surpris !

    Par contre, j'espere que je ne vais choquer personne mais cette fic m'est venue alors que j'ecoutais "I Put A spell On You", la version de Nina Simone, et voila ce qui est sortit de mon esprit tordu, allez savoir pourquoi je les ai imaginé tous les deux, et dans cet univers... M'enfin... Il est des mysteres qu'il vaut mieux laissez mysterieux grind

    Il faut dire que cette chanson m'a litteralement retourné. Et bizarrement, pas dans le sens, ou je pense que le parolier l'avait imaginé. Je sais pas pourquoi, mais j'ai interpreté les paroles, d'une maniere assez tragique. Certainement a cause de mon moral qu'est pas au top. Mais ce qui est sur, c'est qu'a chaque fois que je l'ecoute chantée par elle, ben voila quoi.... jsuis tout boulversifié apres.

    Alors treve de bavardage, et passons aux choses serieuses.

    PS : Pas frapper sur la tete merci ! clin2

PS 2 : Comme le message était trop long pour un seul post, la fic est dans le post suivant !
____________________________________________________________


Dernière édition par le Ven 2 Juin - 11:46, édité 1 fois
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Myrddin

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MessageSujet: Re: I Put A Spell On You   Ven 2 Juin - 11:44

I put a spell on you
’Cause you’re mine


Depuis quand était il la, inerte, sous l’eau glacée ? Glacée ? Il lui avait pourtant semblait s’être péniblement traîné jusque sous la douche brûlante. Emergeant péniblement de son état léthargique, il regarda autour de lui. Les parois en verre de la cabine étaient embuées, comme toute la salle de bain d’ailleurs. Il s’était donc bien laissé tombé sous l’eau chaude. Le scientifique se releva péniblement, prenant tant bien que mal appui contre le carrelage mural mouillé. Ses vêtements trempés ne l’aidaient pas dans sa tache. Une petite minute. Il n’avait pas pris la peine de se déshabiller ? Que c’était il donc passé ce soir la ? Soudain, son regard se posa sur ses pieds, et en les découvrant baignant dans un liquide rouge, bien que dilué par l’eau, tout lui revient dans un flash aveuglant qui lui fit perdre l’équilibre et retomber brusquement dans l’eau stagnante.

You better stop the things you do
I aint lyin
No I aint lyin


Le soleil venait à peine de se lever, et ses premiers rayons dardaient dans la citée. Réchauffé par les premières lueurs de l’aube, McKay s’étira dans son lit quand sa main buta contre quelque chose, de chaud et de doux a la fois. Le scientifique se frotta les yeux, comme pour se défaire des dernières brides de sommeil, et tourna la tête vers l’obstacle qui encombrait son lit. Immédiatement un sourire illumina son visage. Ainsi, pour la première fois, il était resté jusqu’au matin ! Cette pensée réconforta Rodney. Décidément cette journée s’annonce merveilleuse, s’était - il dit en contemplant son amant endormis. Il s’étira comme un chat et resta immobile à regarder l’homme allongé a coté de lui, examinant chacun de ses traits si paisible comme auréolés du soleil matinal. Au loin, le scientifique pouvait entendre le remous tranquille des vagues berçant tendrement la cité des Anciens. Les souvenirs de la nuit qu’ils venaient de passer revinrent en tête du scientifique, et du bout des doigts, il entreprit de caresser chaque centimètre carré de cette peau qui lui avait parut si fiévreuse de désir hier. Oh oui, ils avaient fait l’amour toute la nuit, oui, ils avaient pris du plaisir ensemble, oui ce matin, IL était encore la, si tranquille au pays de Morphée. C’était bien la preuve non ? La preuve que ce n’était pas que sexuel, enfin qu’il n’y avait plus que ça, entre eux.

- Arrête avait dit une petite voie ensommeillée.

Surpris, le scientifique avait légèrement sursauté.

- Arrêter quoi ? Avait-il demandé d’un ton joyeux.
- Arrêtes de me regarder dormir Rodney.

Rodney ? C’était la premiere fois qu’il entendait son amant prononcé son nom. Oui bien sur, il l’avait murmuré toute la nuit, entre deux halètements et râles de plaisir, mais ce Rodney ci résonné différemment.

- Pardon John s’était excusé le scientifique a la hâte, afin de ne pas laisser voir son émoi.

La tête décoiffée du colonel replongea immédiatement sous les draps comme pour profiter des derniers instants de cette paix presque palpable.

- Vous me regardez encore Docteur McKay ! Avait-il lâché, quelques secondes plus tard, sur un ton qui se voulait réprimandant, mais qui ne pouvait pas prétendre une minute a une once de sérieux.
- C’est plus fort que moi mon colonel, vous êtes si beau…. Avait répondu Rodney en prenant une voix de midinette de cinéma.

Alors qu’il s’apprêtait à ajouter quelque chose, un énorme oreiller en pleine figure le fit taire, alors que des rires se faisaient entendre derrière la masse de plume.
- C’est ça ! Moque-toi de moi ! Lâcha le colonel entre deux éclats de rires.

Ce dernier esquiva l’oreiller qui revenait à l’envoyeur et en profita pour lancer une deuxième salve qui ne rata pas sa cible, la figure du scientifique.

- Ah c’est comme ça ? Vous voulez la guerre colonel, vous allez l’avoir ! s’était il écrié en soufflant une plume qui s’était échappée de sa prison de tissu.

Le scientifique se jeta sur son amant, et entama les représailles avec des armes de séduction massives, à savoir de légers baisers posés à des endroits précis ainsi que des chatouilles bien placées. Si quelqu’un était passé devant les quartiers du docteur, il aurait put croire qu’il y avait à l’intérieur deux gamins qui s’amusaient dans une bataille de polochon enragée.

You know I cant stand it
You’re runnin around
You know better daddy
I cant stand it cause you put me down


L’eau brûlante qui lui coulait sur le visage le ramena brusquement a la réalité. Quelqu’un avait relancé le système du chauffage de l’eau. Il s’était allongé sur le carrelage froid de la douche et essaya de se relever, ou au moins de s’asseoir, en vain. Les images de ce qu’il avait fait lui vrillaient les yeux, l’empêchant de faire le moindre geste. Malgré toute l’eau qui coulait, il restait ce liquide rougeâtre tout autour de lui. Mais pourquoi est ce que cette couleur ne voulait pas partir ?! Soudain, il réalisa. Ses vêtements. Ses vêtements en étaient gorgés. Pourtant il resta la, immobile sous le jet chaud et laissa les souvenirs de son acte lui revenir.

Ils s’étaient séparés, John et lui, ce matin. Le colonel avait quitté les quartiers du scientifique avant que toute la base ne soit réveillée, mais peu importait à Rodney car son amant était enfin resté auprès de lui. Bien sur il ne s’attendait pas à se promener main dans la main avec son amour, mais c’était déjà un bon début, même un excellent commencement. Il n’aurait jamais crut John capable de ça. Capable de se fixer à une seule attache. Le colonel avait la réputation, a juste titre d’ailleurs, de coureur de jupons, mais aussi, pour les initiés, de boxer. Il avait accumulé les conquêtes d’un soir, quittant la chambre où l’endroit dans lequel il s’était libéré de ses pulsions, à peine le devoir accompli, et pourtant… Et pourtant c’était avec lui, Rodney McKay, scientifique canadien a l’ego surdéveloppé, qu’il avait passé la nuit et même la matinée.
C’est donc le cœur léger que Rodney rejoignit son laboratoire, en sifflotant et gratifiant tous ceux qui croisaient sa route d’un mot aimable. Il s’était mis au travail, ignorant les chuchotements de ses collègues qui s’étonnaient de le voir de si bonne humeur. Bien que ce qu’il devait faire aurait exigé une attention et une concentration complète, l’esprit de Rodney était ailleurs. Il vagabondait ça et la, au gré des souvenirs, et des images, du corps de son amant qui lui revenait. Le temps passa à une vitesse incroyable, et avant qu’il n’ait eu le temps de véritablement avancé dans son travail, il était l’heure du déjeuner. Le scientifique laissa donc son ouvrage en plan, avec dans l’idée d’aller rejoindre son colonel et de partager un repas avec lui, histoire de prolonger, ou de concrétiser le “nous” nouvellement installé entre eux. Il était arrivé au mess, avait balayé frénétiquement la salle du regard, mais n’avait pas trouvé son amant. Il s’était donc dirigé vers le self, s’était constitué un plateau, et s’apprêtait à rejoindre une table vide quand soudain, sur sa gauche, il vit ce qu’il n’aurait jamais du voir. John et une indigène d’un autre monde, hébergée gracieusement dans la cité afin de la protéger d’une récolte wraith, se donnant la becquée en gloussant comme deux adolescents en manque. Le choc de cette vision d’horreur fut tel que le scientifique en lâcha son plateau qui s’écrasa dans un bruit de fracas de verre contre le sol. Rodney tourna les talons, laissant la les vestiges de son repas, et de ses illusions, et couru hors du mess sans se retourner.
John, alerté par le fracas avait détourné la tête, et n’avait pas put retenir une grimace d’effroi en découvrant Rodney, la bouche ouverte d’incompréhension, le regard haineux les observant tous les deux. Il s’était levé d’un bond et s’était lancé à la poursuite de son amant a travers les couloirs de la cité.

I put a spell on you
Because you’re mine
You’re mine


Depuis quand Rodney courrait il aussi vite ? Et pourquoi avait il fallut qu’il fasse la bêtise d’écouter sa libido ? Vraiment, il n’était qu’un imbécile ! Il fallait qu’il retrouve son ami, et qu’il lui explique, qu’il lui explique que cette fille ne représentait rien, que c’était avec lui qu’il voulait être. Sa réflexion le stoppa immédiatement. Une petite minute. “C’était avec lui qu’il voulait être” c’est nouveau ça ? C’était donc ça, ce sentiment étrange qu’il ressentait à chaque fois que ses yeux se posaient sur Rodney ? Oui à présent, il n’avait plus de doute, il fallait qu’il le retrouve, et qu’il lui avoue ses sentiments.

I love ya
I love you
I love you
I love you anyhow
And I don’t care
If you don’t want me
I’m yours right now


Sa course effrénée l’avait conduit à une partie encore en travaux de la cité. Bien que cela fasse un peu plus d’un an qu’ils étaient arrivés sur Atlantis, la cité des Anciens n’avait pas recelé la moitié de ses secrets. Chaque jour ils découvraient une nouvelle pièce, une nouvelle information, une nouvelle partie de la vie de ceux qui avaient fait l’ascension. John s’arrêta pour reprendre son souffle et regarder autour de lui. Cette partie était vraiment dans une salle état. Il y avait partout du verre brisé, des barres d’acier rouillé, des plaques de métal noircies par le feu. C’était comme si une explosion avait tout soufflé sur son passage. Soudain, un bruit devant lui le fit sursauter. Quelqu’un avait frappé dans une tôle, et semblait retenir avec difficulté des sanglots. Il continua d’avancer avec précaution jusqu'à ce qu’il trouve celui qu’il cherchait.
Rodney était assis la, au milieu des décombres, la tête entre les mains et marmonnait, ce que John prit pour des insultes, dans un patois canadien. Le colonel vint s’agenouiller devant le scientifique, qui releva la tête, dévoilant son regard noir de colère, mouillé de quelques larmes.
- Comment ? Comment as tu put me faire ça ?! avait il hurlé, sa voix tremblante de rage.
- Je sais Rodney, je suis désolé ! Si tu savais comme je m’en veux !
- Je croyais que tu m’aimais ? Je croyais que tu étais resté ce matin pour être avec moi ! Comment ai je put croire que tu pouvais changer ?!
- C’est le cas Rodney ! Je t’assure ! J’ai compris, c’est avec toi que je veux être. Je.. Je t’aime Rodney McKay !

John s’attendait à toute sorte de réaction de la part du scientifique devant cette déclaration, mais il n’avait certainement pas imaginé ce qui allait se passer. Ces cinq mots firent l’effet d’une lacération au canadien. Ils lui avaient cinglé aux oreilles comme un coup d’épée meurtrier. Il se relava à la hâte, s’accrochant à une barre métallique qui dépassait du mur en ruine, et répondit au colonel par… un coup de poing en pleine figure.

- Comment peut dire ça ?! Comment oses tu dire que tu m’aimes après ce que j’ai vu !

Alors que le militaire s’apprêtait à répondre, un autre coup le fit taire. Plus fort celui la, le faisant tomber par terre. Quelque peu sonné, John réussit à se remettre les idées en places et articula :

- Je… Je t’aime…

-Tais-toi ! siffla Rodney, aveuglé par sa haine. Tu n’aime personnes a par toi !

Sa main, tout comme sa voie tremblait. Sans s’en rendre compte, il avait attrapé une barre de métal rouillé et la serrait jusqu'à se faire saigner la paume.

- Rodney ! Ce n’est pas…

John ne termina jamais sa phrase. La colère qui s’était emparée du scientifique était devenu incontrôlable. C’était comme si une petite goutte d’eau avait fait déborder un barrage hydraulique. Et l’eau qui déferlait était meurtrière. Rodney frappa en plein sur la tempe. Le bruit métallique qui s’échappa lui glaça le sang, mais pourtant, il ne pouvait pas s’arrêtait. Il frappa encore, et encore, et encore…de plus en plus fort a chaque fois, même bien après le corps du colonel ne réagisse plus.

Quand enfin il s’arrêta, se n’était plus la haine qui l’aveuglait, mais le sang qui recouvrait son visage. Soudain, il réalisa ce qu’il venait de faire. Il… Il venait de tuer son amant. Il… Il avait tué son amour.

- Non… Non je… Non John !

Il s’était jeté sur le corps sans vie du colonel et l’enserrait comme pour empêcher son âme de quitter son enveloppe de chair. Il le berçait en pleurant, ses larmes se mêlant à la flaque de sang qui recouvrait le sol.

Cette même flaque d’eau de sang qui ne voulait pas disparaître par le siphon de sa douche. Cette fois ci, il réussit à se relever et à sortir de la douche. Il dégoulinait sur le sol de la salle de bain, laissant à chacun de ses pas, une petite entendue d’eau légèrement rouge. Il sortit de ses quartiers, les vêtements ruisselant d’eau souillée par le sang de son amour, le regard vide, et le pas machinal.
Il marchait comme un automate, comme si quelqu’un l’avait éteint. Ce quelqu’un, c’était précisément lui. En tuant son amour, il s’était lui-même tué. Il arriva sans vraiment savoir comment jusqu'à la plus haute coursive extérieure de la cité. Devant lui, le soleil couchant irisait l’océan d’un rouge brûlant. Le même rouge qui s’écoulait contre son corps. Oh bien sur, des habitants de la cité l’avaient croisé dans les couloirs, l’avaient questionné sur son état. Il n’avait jamais répondu. Pas même à Elizabeth qui avait essayé sans succès de l’arrêter et qui l’avait suivi jusqu’au balcon surplombant l’océan rougeoyant. Il ne répondit pas quand cette dernière s’était écriée alors qu’il avait enjambé la rambarde de sécurité. Il ne répondit pas quand elle s’était accrochée à sa veste, espérant le ramener sur la cité. Il ne répondit pas quand elle cria son nom alors qu’il tombait dans le vide. Il ne répondit pas quand il heurta la surface de l’eau. Il ne répondit pas quand Elizabeth s’effondra sur le balcon, tenant dans ses mains sa veste souillée du sang de son amour…

You hear me
I put a spell on you
Because you’re mine...
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Bambous

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MessageSujet: Re: I Put A Spell On You   Mer 7 Juin - 10:55

Je trouve toujours que tu écris très bien Myrddin, mais que de violence, que
ce soit dans les gestes eux-mêmes, dans les sentiments ou dans les choix de
relations !!!?
Gros bisous à toi & à bientôt. Bambous
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